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Mythes et Symboles du cheval

Dans sa génération, il est hors du commun, et commun il ne l’est jamais, sachant éviter toutes les extravagances picturales, affiche d’une nouvelle époque barbouillée d’impuissance sous le signe de la stérilité.

Il a l’insolence tranquille d’affronter les maîtres d’hier, les meilleures d’aujourd’hui de sa manière rigoureuse, pour mieux répondre aux exigences de demain, sans jamais jeter de la poudre aux yeux, dispensant un philtre affectif en présentoir aux merveilles de la nature.

Manipulateur d’illusions, il concrétise brusquement d’un doigté magique : fixateur précis illuminant des visions dont la vivacité fige paradoxalement des perfections intenses.

Il peint comme caresse une plume d’ange.

S’il existe un illustrateur de rêves, c’est bien GILBERT.

Il suffit d’ouvrir le livre de son œuvre. Tout ce qu’il évoque est familier. Ce pourrait être du déjà vu, mais cela devient la quintessence de ce que nous aurions dû voir.

Il parvient à nouer en bouquets des jaillissements de fleurs, dont on sent qu’à l’inverse des immortelles elles ne flétrissent jamais et que l’impalpable soupir de vie, exhalé par la subtilité de son art, les rend à jamais justement « immortelles ».

La vie ne fait pas que des fleurs. Quelques ruades après le « big-bang » l’homme rêva de chevaucher l’éclair. Par la grâce de Jupiter, Pégase va prendre son envol pour s’en aller avec Bellérophon et la bénédiction d’Athéna liquider la Chimère

Pour plus de sécurité, le Dieu Odin se dota, lui, d’un destrier à huit pattes nommé «  SPLEINIR », ce qui signifie « glissant ».Au moins tenait-il parfaitement debout : sur la glace polaire, sur l’eau des océans, dans les airs ou les enfers !

On ne prend jamais assez de précautions pour ne pas décevoir les Walkyries toujours en selle pour des chevauchées wagnériennes.

De tout cette mythologie, GILBERT MICHAUD est habité. Pour être échevelée, sa symbolique n’en est pas moins évidente, bien enveloppée de savantes et précieuses enluminures, histoire de ressusciter des légendes, ou l’inverse.

Conquérant, GILBERT MICHAUD est surtout insidieux….Il passe plus d’une frontière à la manière d’un clandestin. Sans papiers, mais avec des toiles d’identité, qui peu à peu s’installent à résidence. On en laisse entrer une seule et il en sort des sortilèges envahisseurs, comme un cheval de Troie.

L’œil du peintre vocalise le chant extrême, homérique autant que Wagnérien dans un décor symbolique, rare et grand

Si la beauté devait m’être comté, je choisirais que ce fût par le pinceau de GILBERT MICHAUD.

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